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Présidentielle au Tchad: premier meeting de Déby dans un stade comble

today13/03/2021

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Le président tchadien Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans et candidat à un sixième mandat qu’il a toutes les chances de remporter dans un mois face une opposition divisée et violemment réprimée, a tenu samedi son premier meeting de campagne en appelant à l' »unité ».

C’est aussi le premier depuis l’ouverture officielle jeudi de la campagne électorale, alors qu’aucun autre meeting n’est annoncé dans les prochains jours.

Ces derniers mois, les rassemblements, présentés comme « pacifiques », de l’opposition et de la société civile réclamant le départ du maréchal Déby, qui dirige le pays d’une main de fer depuis son coup d’Etat en 1990, ont été systématiquement interdits et violemment dispersés.

Lire aussi : Au Tchad, le président Idriss Déby candidat à un sixième mandat

Pour leur grand meeting ce samedi, les militants du tout-puissant Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le parti du chef de l’Etat, ont littéralement rempli le stade Idriss Mahamat Ouya, le plus grand de la capitale N’Djamena avec 15.000 places, rapporte un journaliste de l’AFP présent.

Les partisans, habillés principalement aux couleurs bleu et verte du parti, se sont massés, collés les uns aux autres, dans les tribunes, bon nombre sans masque de protection contre le covid-19 ou le portant sous le nez.

Vêtu de son habituel boubou, blanc cette fois, la tête coiffée d’une casquette bleue du MPS, M. Déby et son épouse Hinda ont pénétré en voiture dans l’enceinte sous les vivats mais aussi sous la protection d’un imposant déploiement de militaires, dont la toute puissante et redoutée Garde Républicaine.

« Depuis 30 ans, j’ai combattu pour l’unité nationale, pour le vivre ensemble et le brassage des Tchadiens. Le Tchad est un et indivisible », a notamment lancé le président dans un long discours.

Puis, sur un tout autre registre: « Que les gens sachent que la démocratie n’est pas le synonyme du désordre. Ceux qui le croient, qu’ils aillent voir ailleurs mais pas au Tchad », a-t-il mis en garde.

Son pouvoir est accusé, en particulier ces derniers mois, de museler toute opposition en interdisant les rassemblements de l’opposition. La Cour suprême a invalidé les candidatures de plusieurs opposants, tandis que d’autres se sont retirés de la course à la présidence en accusant M. Déby d’user de la « force » pour empêcher toute alternance, et de « militariser la campagne électorale ».

Écrit par: idealwebradio


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