Chronique de Jerôme Kassa

Chronique de Jerôme Kassa : Cop 26 : le temps de la justice climatique

today04/11/2021

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La Conférence de l’ONU sur le climat a battu le rappel de nombre de sommités en Afrique, au moment où, pour la planète, les défis  grossissent  chaque jour un peu plus. Foi des experts qui alertent,  les changements climatiques sont dans le couloir de l’irréversible  et sans pitié pour les populations, particulièrement,  les plus fragiles. L’Afrique, le continent le plus touché par le réchauffement climatique, alors qu’il n’est responsable que de seulement 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre. Le continent où les effets du réchauffement climatique se font le plus sentir, mais celui dont on se soucie le moins, oui, celui dont, manifestement,  on se fout éperdument du sort.

Chaque  fois qu’on parle du réchauffement climatique,  c’est en faveur des pays du nord, grands pollueurs devant l’éternel.    Ils en parlent chez eux  en termes de crise économique, pendant que pour  l’Afrique, le phénomène a valeur de drame réel, palpable, cruel. Continent d’agriculture, l’Afrique,  sous les effets de serre, voit ses terres  en proie aux pires  inondations et  aux graves sécheresses. Que de cours d’eau asséchés, laissant place à de  larges plages sèches et stériles, effaçant jusqu’au moindre soupçon d’un heureux passé lacustre ou fluvial. Que la pluie vienne à manquer et c’est la production  qui en pâtit, et par ricochet, le citoyen lambda,   totalement impuissant devant l’envolée  des  prix des denrées alimentaires, du coup,  à la portée des seuls  privilégiés, que sont  les plus gros pollueurs. Et  voici le continent noir face à la  tragédie  de  la famine, voire  de  la mort que se plaisent à relayer, railleurs,  les médias des pays riches,  toujours attendus sur le terrain des engagements des milliards de dollars promis   au profit des communautés africaines. Parce que, ceux qui sont à punir en réalité,  ce sont les fieffés pollueurs, gros  prédateurs de l’environnement, rivés à leurs intérêts immédiats qui, ce faisant, chassent les communautés de leurs terres, les contraignant à un  changement  de mode de vie et  à qui il est important de marteler qu’au nom de leurs excès,  l’Africain  ne peut admettre de s’adapter à la faim, à l’extinction de ses traditions, de son Histoire. Et pour mieux le marteler  à ses bourreaux écolo, l’Afrique doit déjà   se mettre assidument aux panneaux solaires et aux fours écologiques en remplacement du bois dont l’exploitation et l’exportation honteuses,  font  de nous des   condamnés. L’heure  n’est plus à l’inaction, à la tchatche de convenance, mais plutôt aux actions  pour des solutions pratiques. J’espère, tout comme tous les Africains,  que c’est ce que sont allés dire à ce sommet les chefs d’Etat du continent, qui,   certainement, ne se sont pas déplacés pour une partie de joyeuse foire en Ecosse. Sacrés présidents,  sachez que changements climatiques,  ça ne connaît ni fourmi, ni aigle ; ni paysan, ni président. C’est    sans pitié, pas raciste, pas sexiste. Le danger plane sur toutes les têtes et terres du monde ; équitable  vis- à-vis de tous.  Ça n’accorde point d’immunité écologique. Dites-leur qu’il est révolu,  le temps de la primauté des   intérêts nationaux, les leurs. Le salut est d’ordre …mondial. Point de chapelle nombriliste qui résiste devant les effets de serre.   

Vous devez partir de Glasgow avec  des engagements concrets,  fermes ; tout en vous convainquant qu’il  est impératif de sortir du fossile,  du gaz ;   qu’il faut que nos pays échappent  à ces folles et récurrentes inondations, à ces sécheresses inclassables. Nos  parlements, grassement payés à la sueur du labeur des premières victimes des changements climatiques, doivent cesser de vous applaudir à longueur de mandats, pour accoucher des textes qui doivent siffler la fin réelle  et définitive de la civilisation des sachets plastiques et des  cours d’eau dépotoirs. Oui, les effets du changement climatique ne  sont pas à nos portes,  ils sont dans nos murs, nous obligeant à y aller très vite. C’est urgent.

Cop 26 : le temps de la justice climatique

Écrit par: idealwebradio


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