Chronique de Jerôme Kassa

Chronique de Jerôme Kassa : Maximum de respect

today13/12/2021

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Ça commence à faire gros la montagne de nos  méchancetés à l’égard des femmes. Ces humiliations, plutôt, disons-le tout cru, ces crimes que n’absout   point  la folklorique et grégaire journée internationale à elles dédiée par  l’instance suprême onusienne, préoccupée depuis 1977 par le sort de cet être qui ne  reçoit pas toujours les égards qui lui sont dus. Une journée de la femme,  beau,  noble,  c’est vrai. Mais ne l’oublions pas, la femme, c’est l’être aux mille bras, l’essorée, la première levée, la dernière  couchée; la pourvoyeuse de joie, de bonheur, grande productrice de biens, sacré genre de  la perpétuation de l’espèce humaine. Autant d’aptitudes, de facultés qui ne devraient lui valoir que lauriers,  amour, tendresse,  honneur. 

 Mais dans le vécu, rien de tout ça, ou…si peu. N’allez surtout pas croire que la femme rurale est la seule humiliée, ignorée, bafouée. Celles qui ont le bonheur de tenir un emploi même dans la haute administration, conservent difficilement celui-ci, même si au constat, elles sont plus compétentes que les mâles, à diplôme égal. Le harcèlement a toujours cours, hélas au grand dam des foyers, cellules de base de la société. Bien des femmes y succombent.

Le sort de la femme est des plus préoccupants, méritant que l’humanité s’y penche autrement. Oui, finis les instants d’uniforme et de parabole au vent, appuyés  d’agapes pour berner celles que les apôtres de la chosification  refusent d’arrêter de prendre pour des sous-hommes.  C’est en effet  vrai qu’au-delà des discours officiels, ils sont encore nombreux, ces hommes à continuer de faire  chaque jour un peu plus, le malheur de la femme. Le phénomène,   massif, a commencé à appeler   un sursaut mondial au chevet de ces êtres outrancièrement méprisés.

 A preuve,  le florilège de textes et d’institutions que les pays échafaudent pour enfin lui  faire le sort respectable qui doit être  le sien.    Avec un mouvement général pour  l’application effective des lois contre les violences faites aux  femmes et aux filles. Et Dieu sait que   leur lot quotidien  est fait de  taloches,  de coups de pied, de bastonnade, de  viol, solo ou collectif,  de mutilations génitales, aïe,  et j’en oublie.

 Le temps est venu  pour la mobilisation  pour l’extinction progressive des torts faits à nos filles, à  nos sœurs, à nos femmes et même à  nos mères, vu que les bourreaux sont no limit, sans égard pour l’âge de leurs victimes.  

La femme doit désormais être reconnue comme être à part entière, inscrite dans une dimension nouvelle, pas la surannée qui ne  la trouve  bonne  que pour le champ, le lit, la cuisine ; mais bien   celle qui a  des droits, notamment, l’instruction, la participation au processus politique,  économique,  bref au développement; non  plus la  femme inférieure à l’homme, mais tous deux égaux et  complémentaires.

Femme, le vrai combat est le tien. Une journée, juste un pas. Les textes, un second.   Il t’en faut beaucoup d’autres et tenir chacun, ferme, gagné. Que serions-nous sans elle? Alors, maximum de respect à vous, sacré genre.

Chronique de Jerôme Kassa : Maximum de respect

Écrit par: idealwebradio


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